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Engager la société civile sur la REDD: un exemple de bonne pratique en République Démocratique du Congo
Engager la société civile et les peuples autochtones peut s’avérer un long et complexe processus, en particulier dans les pays ou les relations ont été tendues dans le passé. La République démocratique du Congo (RDC), qui a maintenant commencé ses activités de préparation au REDD avec le soutien du Programme ONU-REDD, a su parer à ces difficultés.
 | | Dans la communauté de la forêt d’Ituri, village de Biakato, Province orientale Crédits: Centre d’accompagnement des autochtones Pygmées et minoritaires vulnérables (CAMV) | La République démocratique du Congo (RDC) possède la deuxième forêt tropicale la plus étendue du monde, qui couvre 134 million d’hectares et fournit une source de nourriture, médecine, énergie, moyens d’existence et revenus à près de 40 millions de personnes. Entre 400 000 et 600 000 personnes Pygmées vivent en RDC, tirant des fortes leurs principaux moyens de subsistance. Malgré les tensions du passé, le Gouvernement et les organisations de la société civile et des Peuples Autochtones se sont engagés dans un processus remarquable de collaboration afin de développer et commencer à mettre en œuvre le programme national de REDD. La première mission d’exploration pour le REDD, organisée conjointement par le Programme ONU-REDD et le Forest Carbon Partnership Facility (FCPF) en janvier 2009 a marqué le point de départ d’un processus inclusif qui a déjà abouti à la création d’un groupe de travail de la société civile « Climat et REDD » reconnu ; un Décret qui réserve spécifiquement un tiers des membres du Comité National REDD à des représentants auto-sélectionnés de la société civile et des Peuples Autochtones ; et un groupe de travail pour les négociations (« Task Force ») sur le changement climatique qui comprend des représentants de la société civile. Lorsque que l’on compare ce processus aux lignes directrices précisées par le Programme ONU-REDD en ce qui concerne la représentation, la participation, l’inclusion, la transparence et la responsabilité, on constate qu’il représente un exemple de bonne pratique.  | | Consultation avec la communauté dépendant de la forêt à Ituri Crédits: Centre d’accompagnement des autochtones Pygmées et minoritaires vulnérables (CAMV) | Plusieurs facteurs ont contribué au succès de cette inclusion. En premier lieu, l’élaboration collective du Décret, qui s’est déroulée dès le début des activités, a permis d’engager le dialogue entre la société civile et le Gouvernement. Ensuite, des activités de développement des capacités ont stimulés les liens et la coordination entre les parties prenantes tout en renforçant leurs compétences et connaissances. Enfin, le gouvernement et les agences multilatérales ont adhéré à des règles d’engagement pour les consultations (développées par le Programme ONU-REDD) qui ont aidé à mettre en place des règles du jeu claires et à instaurer la confiance. Il reste clairement des défis, et pour réussir, les processus de collaboration nécessitent un engagement constant de tous les acteurs. Quoi qu’il en soit, en construisant un cadre institutionnel qui pose des bases solides pour l’engagement de la société civile, la RDC se positionne effectivement à être prête au REDD. Lisez le rapport détaillé sur l’engagement de la société civile sur la REDD: le bon exemple de la RDC. Pour en savoir plus sur les actime actvités du Programme ONU-REDD en RDC, visitez le site (en anglais) The UN-REDD programme activities in the DRC .
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